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Terminale  - Les documents historiques

Commentaires de documents avec corrigés

Savoir présenter un document : typologies de documents

Études de documents :
- principes
- des exemples de sujets

Repères iconographiques


wpe10.jpg (825 octets)  Commentaires de documents avec corrigés

Suivre les liens indiqués ci-dessous

wpe61.jpg (980 octets)   La Charte de l'Atlantique Voir le corrigé
wpe61.jpg (980 octets)  "Je souhaite la victoire de l'Allemagne" - texte et corrigé
wpe61.jpg (980 octets)  Les participants à la conférence de Bandoung - carte publiée dans la presse hebdomadaire (d'après manuel collection Magnard p. 145)
wpe61.jpg (980 octets)    Mesures à appliquer dès la libération du territoire -  Programme du Conseil national de la Résistance (CNR) adopté le 15 mars 1944 - Extraits.

wpe10.jpg (825 octets)  Études de documents avec corrigés

wpe61.jpg (980 octets)  Revoir les méthodes acquises en première.

Rappel des  trois phases de l'étude de documents :
1) Présenter les documents 2)  Sélectionner, classer et confronter les informations historiques tirées de l'ensemble de ces documents et les regrouper par thèmes (analyse thématique) 3)
Rédiger, en réponse au sujet proposé, une synthèse argumentée d'environ 300 mots, en faisant appel aux informations rassemblées

 
wpe61.jpg (980 octets)    Rédiger une synthèse.

La synthèse en 300 mots représente la dernière partie de l'étude de documents d'histoire et de géographie. Le candidat doit rédiger "une réponse argumentée à la problématique définie par le sujet en faisant appel, y compris de manière critique, à l'ensemble des informations tirées des documents. A titre indicatif, il est conseillé aux candidats de limiter cette synthèse à une page, soit 300 mots environ." (B.O. du 20 mars 1997)

Ce que la synthèse n'est pas :
- une composition historique autour du sujet : la limitation indicative du nombre de mots est là pour vous le rappeler.
- une simple répétition du tableau de la phase précédente
Mais :
- la synthèse doit être fondée sur la problématique en s'inspirant des thèmes dégagés dans la phase 2 (un conseil : écrire de manière visible, devant vous, l'intitulé du sujet et le relire régulièrement afin d'éviter les dérives hors-sujet, hors problématique)
- les connaissances à utiliser doivent se limiter à celles qui éclairent la compréhension des documents.
- introduction et conclusion ne doivent pas être développées  : le rappel de la problématique peut suffire en introduction.

Des conseils complémentaires :
- aller à la ligne pour que votre texte n'apparaisse pas trop compact et que les étapes de votre démarche apparaissent clairement
- soigner la qualité de l'écriture (syntaxe, orthographe ... ) car elle témoigne de la clarté de la pensée.

wpe61.jpg (980 octets)  Applications, sujets traités

Intitulé du sujet

Références, sources

Quelles formes  la Résistance à l'occupation allemande durant la Seconde guerre mondiale revêt-elle ?

Bordas, pp. 52 - 53 (cf. ci-dessous)

D'après proposition du manuel Magnard pp. 298-99 complété du Hachette p. 296

Les Français et l'occupant allemand (1940 - 1944)

Bertrand-Lacoste pp. 62-63

Les fondements de la reconstruction économique en Europe à l'issue de la guerre.

Documents et corrigé dans une "nouvelle fenêtre"

Le modèle américain : quelles valeurs nationales communes ? 

Documents et corrigé dans une "nouvelle fenêtre"

wpe16.jpg (854 octets)   Quelles formes  la Résistance à l'occupation allemande durant la seconde guerre mondiale revêt-elle ?

Rédiger la synthèse de l'étude de documents proposée dans le manuel (Bordas pp. 52 - 53)

Remarque sur le sujet proposé :

- a priori, un document de la nature du document 4 ne devrait pas faire partie d'une épreuve de type bac car il s'agit d'un document (texte) d'historien et non d'un document historique.
- la partie "présenter les documents" néglige trop la question de leur destination : à qui sont-ils adressés, destinés (document 5 notamment) ?


D'après  copie d'élève après quelques arrangements mineurs :

   
"A partir de la prise de conscience  du déclin allemand à la fin  1942  diverses formes de résistance face à l'envahisseur se sont développées.
    La Résistance est un phénomène général qui s'organise dans tous les pays, principalement ceux occupés par les allemands : ainsi l'organisation juive du ghetto de Varsovie appelle à la révolte en Pologne ; Staline souhaite une mobilisation massive des partisans contre l'envahisseur en Russie ; les français s'engagent aussi dans les mouvements de résistance (Libération, Combat, Franc-Tireur et Partisans).  Par ailleurs les chefs de gouvernements en exil de différents pays occupés (France, Tchécoslovaquie, Luxembourg, Norvège ...) <1> se retrouvent à Londres (cf. l'affiche) d'où ils stimulent la résistance de leur patrie.
    Si les Résistances sont différentes, leur but est le même : repousser le nazisme. En effet elles luttent contre la présence ennemie par leurs propres moyens : par la presse clandestine la Résistance française appelle au refus de la Relève, à la désertion du STO. Staline appelle à la vengeance des brutalités nazies. L'organisation juive de combat désire que la population se révolte du fait des crimes perpétrés dans les ghettos et les camps de concentration. Toutes ces Résistances luttent contre la résignation et veulent rétablir la dignité des populations.
    Bien que dotées de moyens  limités, elles tentent de s'organiser. Mais parfois l'union des différents partis politiques se révèle difficile, dans les Balkans par exemple. Elles prennent diverses formes  :  la Résistance, en France, réunit des familles politiques variées : gaullistes, démocrates-chrétiens, socialistes, FTP communistes par exemple que J. Moulin s'efforcera de coordonner. Pour les partisans soviétiques, il s'agit d'aider l'Armée rouge en  détruisant tout ce qui peut être utile à l'ennemi.  Le ton et la vigueur de l'affiche <2> encourageant l'insurrection à Varsovie annoncent une guérilla pour la liberté <3>.
    Toutes ces Résistances, quelle que soit leur nature,  sont animées d'une même flamme de dignité. C'est ce que rappelle la conviction de la victoire exprimée par le V de l'affiche.
324 mots

Quelques observations :

<Notes, remarques ou compléments> :
1 - La différence de nature entre ces différents gouvernements en exil pouvait être évoquée. La Gal de Gaulle à Londres est-il "chef d'un gouvernement en exil" dans la mesure où le gouvernement légal de la France est celui de Vichy ?   
2 - Il ne s'agit pas forcément d'une affiche mais d'un appel dont le mode de diffusion n'est pas précisé ici.
3 - Dans ce cas, l'expression ne convient pas vraiment. Pour les combattants du ghetto, l'issue la plus probable était la mort  : sur les 40000  combattants du ghetto (on estime à 550000 le nombre de ceux qui y furent entassés), environ 30 survivront dont la plupart mourront lors de l'insurrection de Varsovie en 1944.

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wpe16.jpg (854 octets)   Les Français et l'occupant allemand (1940 - 1944)

wpe61.jpg (980 octets) Les documents :

1 - Liste d'otages fusillés par les Allemands (10 otages fusillés en sept. 1941)
2 - Un discours de Laval à l'intention des maires de Paris et de la Seine puis diffusé par Paris Soir (sept - oct. 1943)
3 - Laissez-passer (sauf-conduit) pour la zone réservée des Pyrénées
4 - Affiche de propagande pour la LVF
5 - Ensemble de documents de la Résistance : sources FTP et Libération

wpe61.jpg (980 octets) Éléments de corrigé d'après travaux d'élèves

Phase 1 - Présentez les documents.

   
Tous les documents concernent  la période de 1941 (après la rupture du Pacte germano-soviétique) à fin 43 alors que  les forces allemandes reculent partout. Ils explorent la vie des français sous l'occupation allemande et l'autorité du gouvernement de Vichy.
    Les documents 2 et partiellement le document 5 proviennent de journaux : le premier, Paris Soir, journal de la presse autorisée donc nécessairement collaborateur et pro-vichyste ; le second, de Libération organe de presse issu de la Résistance donc clandestin.
    Deux documents (2 et 4) reflètent la politique du gouvernement de Vichy. Le premier, le discours de Laval fait référence aux propos qu'il avait tenu en 1942 où il disait "souhaiter la victoire allemande". Depuis, les temps ont changé, la situation militaire s'est inversée en faveur des alliés et il est vraisemblable de penser que Laval, plus ou moins consciemment, prépare déjà sa future défense. Notons aussi que Laval s'adresse ici aux maires, rouage important de l'administration (ils étaient nommés). L'affiche en faveur de la LVF est une affiche de propagande du gouvernement de Vichy, incitant de jeunes français à s'engager militairement aux côtés de l'Allemagne sur le front soviétique.
    Les documents 1 et 3 témoignent des conséquences de l'occupation allemande en France. Le document 1 évoque les pratiques de représailles et d'intimidation de la population française par l'exécution d'otages. Leur âge est très varié : de 19  à 72 ans ! On remarque que certains d'entre eux sont sans doute d'origine juive (les trois derniers). Ils paient pour des actes de Résistance qui sont peut-être le fait de la Résistance FTP-MOI : elle fut très active à Paris après la rupture du Pacte germano-soviétique. Le laissez-passer pour la zone des Pyrénées peut permettre de dater le document postérieurement à novembre 1942 : en réponse au débarquement d'Afrique du Nord, les allemands avaient alors occupé entièrement la France. Les Pyrénées étaient donc une région particulièrement stratégique en direction de l'Espagne (passage de résistants, d'aviateurs abattus,de  juifs...).
    Le document 5, de sources variées, rend compte de la diversité de la Résistance (mouvement Libération, résistance communiste FTP) et de ses formes d'action.

Phase 2 - Sélectionnez, classez, confrontez,  regroupez par thèmes

Doc

Caractères généraux du régime de Vichy et de l'occupation

La collaboration avec l'occupant

La résistance à l'occupant

1

- Brutalité de la répression dissuasive (assassinat d'otages)

- Arbitraire et antisémitisme

Qui a désigné ou livré les otages ?

Actions dues à la Résistance : FTP-MOI peut-être (attentats directs contre l'occupant) ; les communistes sont alors entrés dans la Résistance.

2

- La "croisade contre le bolchevisme".
- Les problèmes de ravitaillement amplifiés à partir de 1943 : exigences allemandes de plus en plus dures.
- Les références à la terre, à la paysannerie : thème privilégié par le régime

- Collaboration justifiée par la "croisade contre le bolchevisme".
- Le rôle de la presse collaborationniste (Paris Soir)
- Recherche d'axes de défense

3

- Le contrôle des individus, les restrictions à la libre circulation.
- Situation aggravée après nov. 42 par l'occupation de la zone sud.

Le rôle des maires, de l'administration dans le système vichyste.

4

Propagande par divers moyens en faveur de l'occupant : ici, l'affichage

Les autorités de Vichy incitent les jeunes à s'engager dans la LVF pour combattre sous le drapeau allemand (cf. le casque)

 

5

La machine économique française au service de l'Allemagne : indemnités d'occupation, livraisons obligatoires

Les entreprises qui collaborent économiquement.

Divers moyens de lutte utilisés :
- la presse clandestine (Libération),la contre-information
- l'appel à la résistance et au refus du STO
- le sabotage
- Divers mouvements de résistance : communiste (FTP) et autre (Libération)


Phase 3 - La synthèse

   
L'ordre nazi se met en place en France dès l'armistice, le 20 juin 40. La IIIe République est alors remplacée par le "régime de Vichy". Face à cette situation les réactions des français sont diverses et partagées.   
    Certains préfèrent collaborer avec l'Allemagne et l'armée allemande qui occupe la zone nord du pays. Le régime du Mal Pétain, ceux qui le servent (Laval, son administration, voire certains maires) entre alors "dans la voie de la collaboration". Des organisations sont spécialement destinées à concourir à l'effort de guerre nazi : le STO (service de travail obligatoire), la LVF (Légion des Volontaires Français) qui va combattre sur le front russe. Ce régime de Vichy s'appuie sur la soumission de la presse (Paris Soir), sur la propagande :  campagnes d'affichage en faveur de la mobilisation pour l'Allemagne. Il s'efforce de faire accepter aux français une situation chaque jour plus insupportable : problèmes de ravitaillement, surveillance des déplacements, assassinats d'otages à titre de représailles.
    D'autres français cependant préfèrent résister. Ceux qui répondent à l'appel du Gal de Gaulle dès juin 1940 tout d'abord puis d'autres : à partir de juin 1941, après l'attaque allemande contre l'URSS (rupture du Pacte de non-agression), les communistes entrent dans la Résistance (FTP). Les moyens d'actions de la Résistance sont variées : contre-information (presse clandestine telle que Libération), sabotage économique et administratif mais aussi attentats (actions de la Résistance FTP à Paris)
    A partir de fin 1942, la situation se durcit. Les allemands aux abois occupent la zone sud et se font plus exigeants. Les conditions d'existence se détériorent. Laval, rappelé à la tête du gouvernement tente de justifier l'action d'un pouvoir de moins en moins légitime et accepté.

280 mots

wpe61.jpg (980 octets) Des remarques, observations ..... petites et grandes :

    L'étude de documents ne permet pas de se passer de connaissances. Lorsqu'elles sont insuffisantes, l'exploitation des documents reste très imprécise et superficielle et les risques de contre-sens sont importants (ex : contre-sens sur la LVF devenue ... un mouvement de Résistance à cause du V !!)

Pour la phase 1 du travail :
- éviter une démarche document après document : s'efforcer de trouver des regroupements logiques par types, natures de documents et d'établir des comparaisons éventuelles (similitudes, oppositions).
- être très attentif à la chronologie qui permet d'éviter les anachronismes, les erreurs d'interprétations.
- éviter une présentation sous forme de tableau, pas très bien adaptée.

- faire preuve de distance critique à l'égard des documents : les propos de Laval sont-ils à prendre au premier degré ?    


Pour la phase 2 : le choix des thèmes est déterminant pour que le tableau soit efficace, pertinent et pour préparer au mieux la synthèse.

Pour la phase 3 (synthèse) :
- Éviter de perdre du temps dans un paragraphe d'introduction inadapté. Par exemple, sur les débuts de la guerre ...Il n'y a pas d'introduction à faire.

- Aérer et clarifier l'organisation générale  en faisant des paragraphes distincts

- Quelques confusions, erreurs, maladresses d'expression rencontrées au fil des copies : entre France Libre et zone libre ; entre répression, réprimande et représailles ; entre fusillade, exécution et assassinat.
- Quelques simplismes :
    Les Français étaient-ils tous soit collaborateurs, soit résistants ?  Tous les résistants l'étaient-ils "de la dernière heure" ?

Note pour la session 2000 du bac. La "jurisprudence" et les instructions officielles proposent de limiter au minimum les contenus des phases 1 et 2. Je vous invite à les étoffer suffisamment malgré tout, ne serait-ce que pour vous préparer à vos études post-bac et pour mieux réussir la synthèse !

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wpe16.jpg (854 octets)   Les Français et la guerre d'Algérie

Inventaire des documents (d’après la proposition du manuel Magnard – pp. 298 299 et le manuel Hachette p. 296) :

1 – Déclaration de François Mitterrand (ministre de l’Intérieur) à l’Assemblée Nationale, le 12 novembre 1954
2 – Témoignages : a) André Frémont – La guerre d’Algérie et les français – Fayard 1990 b) Général Massu (commandant des parachutistes qui ont livré la « bataille d’Alger » en 1957) – La vraie bataille d’Alger – Plon 1971 c) Henri Alleg (militant communiste, sympathisant du FLN, torturé) – La Question – Editions de minuit - 1958
3 – Extrait du « Manifeste des 121 » (6 septembre 1960). Parmi les signataires : Simone de Beauvoir, André Breton, Marguerite Duras, Théodore Monod, Alain Resnais, Jean Paul Sartre, Simone Signoret.
4 – Discours de De Gaulle du 23 avril 1961(extrait) – Charles De Gaulle – Discours et Messages (Plon 1970)
5 – a) Tract diffusé en métropole en mars 1962 par l’OAS. b) Photo : L'arrivée de Pieds-Noirs à Marseille en 1962

wpe61.jpg (980 octets)  Principales difficultés rencontrées


>> Approche réductrice et inexacte du sujet qui ne se résumait pas en un "pour ou contre l'indépendance de l'Algérie". D'où une problématisation trop approximative. Et une tendance à se laisser emporter par l'émotionnel : le sujet ne porte pas essentiellement sur la question de la pratique de la torture en Algérie !
>> En conséquence, l'analyse thématique était souvent trop simpliste et duale, en privilégiant des intitulés du type : "Les français pour une Algérie indépendante - Les français pour une Algérie française" ... ce qui n'était pas très affiné.
>> Des présentations de documents trop laconiques, expéditives ou simples paraphrases. Les documents ne sont pas mis en perspective historique de manière suffisamment précise. En notant par exemple leur étalement dans le temps (voit-on la guerre d'Algérie de la même manière en 1954 et en 1961 ?). En précisant l'association entre les documents et les événements auxquels ils se réfèrent : 1954, les tous débuts de ce qu'on ne nomme pas encore une guerre ; 1956 : l'accélération de l'envoi des appelés du contingent par le gouvernement G. Mollet ; 1957 : la bataille d'Alger ; 1961 : le putsch des généraux ... sans oublier de noter le changement institutionnel de 1958.
Les aspects évolutifs de la relation des Français avec le conflit algérien n'ont pas été suffisamment perçus.
>> Ou des présentations qui anticipent trop sur les deux autres phases de ce type de devoir
>> Problématisation insuffisamment approfondie du sujet. Que faut-il entendre par "les français" ? Noter la diversité des acteurs et de leurs points de vue et intérêts : les représentants du pouvoir, de l'institution, leur évolution ; la diversité de l'opinion publique : intellectuels, appelés du contingent, les positions des partis politiques, le PCF ici ; l'armée dans sa diversité également, armée de métier et contingent ; les français de France différents des fançais d'Algérie ; l'action clandestine de l'OAS ; les témoins et acteurs directs des événements. L'approche du sujet en termes de "jeu d'acteurs" était féconde.
>> Une connaissance trop approximative du cours ne permet pas de tirer partie des documents
>> Des erreurs ou approximations fréquemment relevées :
- Massu ne fait pas partie du "quarteron de généraux" du putsch de 1961(il s'agissait de Salan, Zeller, Challe, Jouhaud)
- L'OAS n'est pas l'armée
- Tous les militaires et les Pieds-Noirs ne se retrouvent pas dans l'OAS
- Le contingent n'est pas envoyé en Algérie dès 1954. Compléments (non exigibles) : 2 millions de Français nés entre 1932 et 1943 y aurront effectué leur service militaire. Dès août 1955, le gouvernement E. Faure "rappelle" 60000 jeunes soldats récemment libérés. Un an plus tard, le gouvernement G. Mollet accélère l'envoi du contingent en Algérie et porte de 18 à 27 mois la durée du service militaires. (informations tirées du Monde - 20-21 mai 2001)
- Il ne faut pas confondre le 13 mai 1958 avec le putsch du 22 avril 1961.

wpe61.jpg (980 octets)  Bonnes feuilles d'après des copies d'élèves

Présentation :

1) "Les documents à l'étude peuvent se diviser en deux groupes. Le premier comprenant les doc. 1, 4 et 2b se placent plutôt du côté de l'Etat français puisque F. Mitterrand, le Gal Massu et C. De Gaulle étaient respectivement ministre de l'Intérieur de la IVe République, Commandant des parachutistes qui ont livré la "bataille d'Alger" et Président de la Ve République. Le premier document est ... etc... " Hervé C.

2) "La guerre d'Algérie est une "sale guerre". Les doc. 2a, 2b et 2c en témoignent. Ces trois témoignages d'acteurs différents (un ancien appelé du contingent, le général Massu et un sympathisant communiste du FLN victime de la torture, H. Alleg) caractérisent le contexte fratricide et barbare de cette guerre. Elle déchire l'opinion publique et fragilise le pouvoir. Le discours de F. M. à l'assemblée nationale à la suite des premiers "incidents" de la Toussaint 1954 indique la volonté de garder l'Algérie française à ce moment.
Le document 3 (extrait du "Manifeste des 121") symbolise le désir qu'ont beaucoup de Français de voir l'Algérie retrouver son indépendance. Quant au discours de De G., prononcé à la suite du putsch des généraux de 1961(doc. 4) il traduit le déchirement entre le pouvoir devenu favorable à l'autodétermination du peuple algérien et l'armée qui souhaitait garder une Algérie française" à n'importe quel prix.
Mais les pieds-noirs, une partie de l'armée vont peu à peu se sentir trahis par le pouvoir, le gouvernement : en témoignent le tract de l'OAS (5a) qui cherche à justifier le recours au terrorisme. Et les pieds-noirs, se sentants trahis, abandonnés, n'auront plus qu'une issue à la fin de la guerre : quitter l'Algérie et devenir des "français de France". Kevin Le H.
Commentaire du prof : des propos intéressants mais qui anticipent un peu trop sur la suite du devoir (la synthèse notamment).

3) "Les rapports entre Français et Algériens ont été considérablement modelés par ce qu'on appelait alors les "événements d'Algérie". La "guerre sans nom" auquelle on devait mettre fin en 1962 a été le théâtre du déchaînement des passions en France métropolitaine et sur le territoire de l'Algérie.  etc... " Katell Le M.

Analyses thématiques : quelques thèmes proposés (en dehors du trop fréquent : "Les français pour une Algérie indépendante - Les français pour une Algérie française" !)

1) Une "sale guerre" - Une guerre qui déchire l'opinion publique et le pouvoir
2) Les rapports entre militaires et "indigènes" - Les rapports entre le pouvoir et l'armée de métier et les Pieds-Noirs - L'attitude des français favorables à l'indépendance

Synthèses : un exemple

"Les Français avaient, avec la guerre d'Algérie, un rapport très différent selon qu'ils se trouvaient en métropole, en Algérie, qu'ils étaient militaires de métier, au pouvoir, etc..
Nous allons tenter d'éclairer ce rapport à la guerre d'Algérie qui a surtout divisé les français entre ceux qui étaient pour l'indépendance de l'Algérie et ceux qui souhaitaient qu'elle reste française.
L'intervention armée en Algérie suscite de nombreuses critiques pour deux raisons essentielles qui sont sa nature et les méthodes employées. L'Algérie est à l'époque un département français au statut particulier avec une présence française marquée d'où le déchirement provoqué par cette guerre. Les militaires sont pour beaucoup d'entre eux des appelés du contingent, ce qui impliquera davantage les français de métropole. Ce conflit dont l'importance est d'abord minimisée par les gouvernements de la IVe République baigne dans une ambiance raciste et passionnée sans doute à l'origine des nombreux débordements qu'ont été la torture et les exécutions sommaires ("corvées de bois").
Cette guerre fut remise en cause par nombre de français et même par un Parti, le PCF. Ceux-ci estimaient que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes devait s'appliquer aux Algériens et que les méthodes employées par l'armée étaient inadmissibles. D'où l'appel à l'insoumission des signataires du "Manifeste des 121". De plus on peut noter qu'en Algérie, les partisans français de l'indépendance algérienne étaient eux aussi torturés.
Enfin ce conflit fut marqué par les crises relationnelles entre le gouvernement et les français présents en Algérie. C'est tout d'abord une insurrection à Alger qui permet à De G. d'arriver au pouvoir et d'imposer la Ve République. Mais peu à peu l'inquiétude gagne les Pieds-Noirs et l'armée de métier (putsch des généraux de 1961) car ceux-ci sentent l'Algérie sur le chemin de l'indépendance. Les relations entre gouvernement et français d'Algérie vont jusqu'à la rupture (...)"    320 mots - Yannick N.



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Dernière mise à jour : 24-05-2001

Page conçue et réalisée par S. Tabarly, professeur d'Histoire-Géographie à Rennes http://perso.wanadoo.fr/stabarly/  
mail : prof.hg@caramail.com