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L'étude de documents en géographie

Méthodologie générale
Identification des sources
Étude de documents en Première Étude de documents en Terminale


wpe10.jpg (825 octets) Méthodologie de l'étude de documents - Conseils et rappels

L'étude de documents en Géographie ne diffère guère, dans ses principes, de l'étude de documents en Histoire. Elle en diffère surtout par les objets étudiés. 

Rappel : les trois phases de l'étude de documents :
1) Présenter les documents - 2)  Sélectionner, classer et confronter les informations historiques tirées de l'ensemble de ces documents et les regrouper par thèmes (analyse thématique) - 3) Rédiger, en réponse au sujet proposé, une synthèse argumentée d'environ 300 mots, en faisant appel aux informations rassemblées

1 -  Conseils pour la présentation des documents : opérer des regroupements judicieux entre les documents, à la fois sur des bases thématiques (leur intérêt par rapport au sujet et à sa problématique), et compte tenu de leur nature (cartographies, graphiques de différents types, statistiques, textes et documents divers, etc.). Il est tout à fait déconseillé de présenter les documents dans l'ordre où ils apparaissent (doc. 1 puis 2, 3, etc.)  et d'en paraphraser la présentation. Une présentation sous forme de tableau ne parait donc pas utile.  

2 - Conseils et propositions pour l'analyse thématique
: utiliser les deux pages centrales de la copie en présentation "paysage" (format A3 horizontal) ; prévoir les limites verticales des colonnes mais garder des marges et de la souplesse avant de fixer les limites horizontales du tableau pour pouvoir les ajuster en fonction des contenus. D'une manière générale, bien aérer cette présentation. La présentation sous forme d'un tableau n'est cependant pas impérative : il est possible de faire une présentation rédigée et hiérarchisée. Certains proposent des formulations très minimalistes des contenus du tableau. Je vous conseille de vous efforcer de rédiger de manière plus élaborée : vous serez mieux armés pour rédiger la synthèse. Par ailleurs un tableau trop laconique, minimaliste,  n'est pas très évaluable par le correcteur. 
Le nombre de thèmes varie de deux à quatre (c'est un maximum, au-delà, ce serait signe de difficultés à voir l'essentiel). Certains thèmes peuvent n'être traités que par quelques documents (rarement un seul cependant mais c'est envisageable). Voir les exemples ci-dessous. Les intitulés des thèmes doivent être explicites. 


3 - Conseils pour la rédaction de la synthèse :
Faire des comptages sur copies manuscrites pour voir ce que représentent 300 mots (ordre de grandeur) avec votre écriture - S'inspirer des thèmes dégagés dans la phase précédente pour construire la synthèse- Prendre appui sur les informations précises issues directement des documents (dont il n'est pas nécessaire de désigner la source puisque c'est l'objet de la phase précédente). La synthèse ne doit pas devenir une composition et ne justifie pas d'introduction comparable (une seule phrase de "mise en situation" suffit). Éviter les propos "hors documents". Soigner la qualité de l'expression : claire, concise, efficace.

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wpe10.jpg (825 octets) Identifier les sources documentaires les plus courantes

S'agit-il d'organismes officiels, publics nationaux, internationaux ? De publications de type périodiques, annuaires, tableaux et bilans annuels ?  Notons que, le plus souvent, les données utilisées par ces publications proviennent des sources primaires fournies par les organismes cités.

Organismes publics nationaux :
Pour la France : INSEE, INED, ONF, CEMAGREF, sources gouvernementales, IAURIF, DATAR, etc..
Dans les autres pays : organismes statistiques équivalents.

Organismes internationaux :
Entre parenthèses, les sigles en anglais.
CNUCED (UNCTAD), PNUD, FAO, OCDE (OECD), BIT, AIEA, OMC (WTO), Eurostat (statistiques de l'U.E.), etc..

Principaux périodiques exploités :
- Annuels : États de la France, du monde, etc.. (éditions La Découverte) ; Rapport Ramsès (IFRI)
- Mensuels, bi-hebdomadaires : Alternatives économiques, Cahiers français, etc..
- Hebdomadaires, quotidiens : Les échos, L'expansion, La Tribune Desfossés, Le Monde, Le Figaro, Courrier International,  etc..

D'une manière générale, soyez attentifs aux sources des documents que vous utilisez. Apprenez à en évaluer la provenance. 

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wpe10.jpg (825 octets) Études de documents en Première 

L'industrie automobile en France : une industrie en mutation

L'industrialisation des espaces atlantiques : quelles réalités ? 


wpe16.jpg (854 octets) L'industrie automobile en France : une industrie en mutation

Documents : proposés dans le manuel des éditions Bréal pp.126-127
1 - Trois documents (graphiques) : production et marché
2 - Te
xte - G. Herzlich - Le Monde du 30/03/92 - Adieu Billancourt

3 - Schéma et texte sur l'impact et l'organisation de l'industrie automobile en région rennaise (Citroën)
4 - Carte - Les mutations spatiales de l'industrie automobile en France

Questions :
1 - Présentez les documents
2 - Sélectionnez, classez, confrontez et regroupez par thèmes les informations apportées par les documents et utiles au traitement du sujet.

3 - Indiquez en quelques lignes les principaux éléments en vue d'une synthèse.

Quelques notes et remarques diverses sur les  difficultés rencontrées.

wpe17.jpg (854 octets) Lecture et interprétation des documents :
- revoir les désignations de graphiques : ne pas confondre graphique en barre et histogramme (doc. 1)
- savoir désigner les localisations : par exemple, la Basse-Seine, la Haute-Normandie, le territoire de Belfort, la Franche-Comté…
- éviter les contre-sens : par ex. les "véhicules de tourisme" ne sont pas signes de tourisme (doc. 1) ! Les voitures neuves de marque étrangère immatriculées en France ne sont pas nécessairement importées (doc. 1 et 4) du pays d'origine de l'entreprise.

D'une manière générale, les documents sont souvent restés largement sous-exploités et leur exploitation reste trop strictement descriptive.

wpe17.jpg (854 octets) Problèmes méthodologiques :
- distinction entre les phases 1 et les suivantes du travail à établir plus clairement : les documents doivent être présentés mais non étudiés en phase 1.
- éviter les délayages et paraphrases inutiles en phase 1
- en phase 2, le choix des thèmes influence largement les contenus : s'ils sont mal choisis, s'ils ne répondent pas au sujet, ils provoquent de nombreuses impasses. Si la présentation sous forme de tableau ne vous convient pas (difficultés de présentation), ne pas hésiter à recourir à la présentation écrite classiquement sous forme d'alinéas (présentation adoptée ci-dessous). Une priorité : la lisibilité, la clarté du résultat.


wpe17.jpg (854 octets) Difficultés de maîtrise de vocabulaire, des notions employées :
- confusion entre usine, établissement d'une part et firme, entreprise, société d'autre part : une entreprise peut comporter plusieurs usines ou établissements (Renault par exemple).
- réinvestissement insuffisant des notions et du vocabulaire étudiés en cours. Ici, tout particulièrement, pouvaient être réinvestis les contenus du cours relatifs aux : facteurs de localisation ; questions de logistique et d'organisation industrielles (flux tendus, équipementiers … ) ; balances commerciales, excédents ; emplois induits ou indirects ; investissements directs de l'étranger ; productivité ; etc.
- D'une manière générale le travail fait en cours sur l'implantation de l'usine Toyota à Onnaing n'a pas été suffisamment réinvesti.


Éléments de corrigé


En italiques : ce qui n'était pas exigible mais pouvait avantageusement être indiqué.
Présentation possible sous forme de tableau pour la partie 2.


1 - Présentation des documents : principaux éléments de la présentation

   Deux types de documents selon l'échelle concernée : nationale ou locale.
- A l'échelle nationale : documents montrant le poids économique et social de la branche automobile dans l'industrie (effectifs employés, productions, marchés dans le document 1 - courbes et graphique en barre) et la répartition spatiale de la production ainsi que son évolution et les entreprises impliquées (document 4 - carte thématique).
- A l'échelle locale : documents (textes et schéma) mettant à jour les grandes mutations de l'organisation de la production en comparant, pour les opposer, la production telle qu'elle se pratiquait dans les usines Renault de Billancourt (années 60 et 70 : avant le "tournant des années 80", le texte du Monde datant de l'arrêt de cette usine : "le cœur de Renault s'arrête") et celle qui se pratique autour de Citroën dans la région rennaise dans les années 90. Ces documents, à l'échelle locale, expliquent partiellement les mutations observées sur le document 4 à l'échelle nationale.
Rien de particulier à dire sur les sources qui, dans l'ensemble, n'étaient pas précisées sauf pour les textes écrits.


2 - Classement des informations par thèmes


Thème 1 : Les mutations socio-économiques d'un grand secteur industriel.


>> Doc. 1 - Une production irrégulière : le marché automobile est sensible à la conjoncture (évoquer l'effet des mesures ponctuelles adoptées par les pouvoirs publics : balladurettes et juppettes). La production est passée de 3M5 véhicules en 1980 à environ 3M3 en 1995 : une quasi-stagnation. Mais les effectifs employés sont passés de 500.000 à 400.000 environ ce qui traduit les gains de productivité de la branche. vers les marchés extérieurs (180 MM de F. en 1994 pour 80 en 1993). Parallèlement les importations ont augmenté jusqu'en 1992. Mais au total la balance commerciale de la branche automobile est excédentaire. D'une manière générale, le marché s'internationalise.
>> Doc. 2 - L'arrêt de l'usine Renault de Billancourt symbolise une mutation des conditions de production industrielle. La répartition des tâches précédentes (modèles "tayloriste" et "fordiste" : cf. cours d'histoire) n'est plus adaptée et cette "forteresse ouvrière" est condamnée.
>> Doc. 3 - Inversement l'implantation plus récente de PSA à Rennes repose sur d'autres principes d'organisation du travail : une partie de la production est assurée par des sous-traitants et des équipementiers qui assurent leurs livraisons en flux tendus (plus de souplesse, moins de stocks pour le constructeur). Les emplois induits dans le bassin d'emploi rennais par la présence de Citroën - PSA sont donc importants.


Thème 2 : Ses mutations spatiales sur le territoire métropolitain.


>> Doc. 1 - Les voitures de marques étrangères immatriculées en France sont partiellement dues à des fabrications sur le territoire national ou à des véhicules produits dans l'Union Européenne.
>> Doc. 2 - Renault n'a cessé, depuis les années 50, de modifier la localisation de ses usines : de la Région Parisienne vers la Basse Seine (Sandouville en 1965 par exemple).
>> Doc. 3 et 4 - L'industrie automobile était concentrée dans quelques régions privilégiées : Région parisienne, Territoire de Belfort et Sud de l'Alsace par exemple. Elle s'est ensuite localisée de manière plus diversifiée :
- en direction de l'Ouest où elle a pu bénéficier d'aides pour l'aménagement du territoire ou de facilités d'exportation (Basse Seine).
- En direction du Nord et du Nord-Est de la France pour : se rapprocher du marché de la dorsale européenne (consommateurs à important pouvoir d'achat) ; bénéficier des aides nationales ou européennes à la reconversion industrielle des régions en crise (bassin lorrain, Nord Pas de Calais) tout en bénéficiant d'une main d'œuvre disponible.
- Des constructeurs étrangers se sont aussi installés en France (investissements directs de l'étranger). A part l'usine de Blanquefort, ils recherchent tous l'implantation à proximité des frontières, de la dorsale européenne.


3 - Éléments pour la synthèse


On observe d'importantes mutations dans l'industrie automobile en France depuis une trentaine d'années, tant du point de vue des conditions socio-économiques de la production que du point de vue des localisations.
>> Mutations des conditions de la production :
- les effets de l'automatisation, de la recherche des gains de productivité
- les effets de l'évolution des marchés, de leur internationalisation (échelles européenne et mondiale)
>> Ces mutations ont provoqué celles des localisations de l'industrie automobile sur le territoire national :
- décentralisation des bastions traditionnels de la construction automobile
- apparition de nouveaux tissus industriels associant constructeurs et réseaux de sous-traitants, d'équipementiers travaillant ensemble en "flux tendus"
- participation à l'industrialisation ou la ré-industrialisation de régions de l'Ouest ou du Nord et Nord-Est.

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wpe16.jpg (854 octets) L'industrialisation des espaces atlantiques : quelles réalités ? 

Documents : 
Doc. 1 - Industrie manufacturière - Variation régionale de l'effectif salarié ( 1987-96)- Atlas en ligne de l’Institut Atlantique d’Aménagement des Territoires - www.iaat.org/Index1.htm
Doc. 2 - L’industrie dans l’espace atlantique  B. Guesnier – Dir. De recherche à l’Institut d’Économie Régionale et Sociale à l’Université de Poitiers. - Atlas atlantique permanent. Consultable à partir du site : www.atlas-atlantique.org/
Doc. 3 - Pays de la Loire : une identité en mutation - Jean Renard - L’État de la France 2001 – Éditions de La Découverte
Doc. 4  - Part des zones accessibles à moins d’1/2 heure de l’entrée d’une route du réseau trans-européen - Document de travail – Conférence des villes de l’arc atlantique – Rennes, 6 et 7 juillet 2000 – consultable à partir du site internet : www.atlas-atlantique.org/TERRITOIRE/TERRSOM/Tervilleat.htm
Doc. 5 - L’emploi industriel dans l’emploi total des régions européennes (sources Eurostat)
D’après le manuel Galée – p. 43
Voir les documents supports (fichier .doc de 67 ko)

wpe17.jpg (854 octets) Quelques notes et remarques diverses sur les  difficultés rencontrées.

>> Définition et problématisation du sujet. 
- Il faut bien avoir en mémoire le sujet proposé et ne pas en escamoter l'intitulé
- Ce qui suppose aussi de bien cerner l'espace dont il est question : espace atlantique ce qui exclut la Normandie (à moins de justifier) mais inclut l'Aquitaine. Et il faut bien entendu savoir nommer les Régions ! 
- Des approches trop souvent réductrices du sujet, à la seule Région Pays de la Loire, voire à la seule Basse - Loire. 
- Les hors-sujets rencontrés résultent d'une mauvaise problématisation. Par exemple, les devoirs qui ont traité l'ensemble de l'espace européen, ou l'ensemble de la France. On pouvait évoquer la situation d'autres régions que celles de l'espace atlantique mais à condition de le faire à titre comparatif. 
- Comment interpréter "quelles réalités" ? Il ne s'agit de faire un hymne à l'industrialisation dans les régions concernées mais de peser, de constater les réalités de leur industrialisation : poids réel, objectif de l'activité industrielle dans l'économie régionale, atouts et difficultés ... 

>> La présentation et la compréhension des documents : 
- Même de manière implicite, la présentation des documents est aussi l'occasion de s'interroger sur leur conception, leur lecture. 
- Par exemple, dans le document 2, peut-on dire que le nombre de salariés a progressé de 2,6% (confusion avec points) ? 
- En conséquence, il était nécessaire de s'attarder sur la compréhension des valeurs indiciaires utilisées, sur les cartographies donnant une double information (effectifs et croissance par exemple) en faisant bien la distinction entre les deux. Il ne fallait, par exemple, pas confondre la forte croissance des effectifs salariés dans l'industrie avec leur nombre qui est modeste comparé à d'autres régions. 
- Les présentations sont trop souvent strictement descriptives, simples paraphrases de l'environnement informatif des documents (titre, source). 


>> Éléments de corrigés inspirés de copies d'élèves : 
- La présentation : 
Elle pouvait reposer sur la question des différences d'échelles des documents qui s'organisent en zoom depuis l'espace local de la Basse - Loire jusqu'à l'espace national puis européen. 
- L'analyse thématique - Quelques uns des thèmes proposés : 
1) Les espaces industriels atlantiques comparés aux espaces national et européen - L'évolution de la place actuelle de l'industrie dans l'espace atlantique - Le dynamisme industriel des espaces atlantiques
2) Le développement industriel des espaces atlantiques - La place de l'industrie - Avantages et inconvénients de la façade atlantique
3) L'industrialisation des espaces atlantiques à l'échelle nationale - L'industrialisation des espaces atlantiques à l'échelle européenne
4) L'évolution de l'activité industrielle dans les espaces atlantiques - Les conséquences sur l'emploi - Un succès partiel
- Synthèses (extraits significatifs) :
" L'industrialisation des espaces atlantiques, héritage du passé et du commerce triangulaire entre l'Europe et l'Afrique, les Antilles, concerne surtout les ports, Nantes, Bordeaux, Brest et elle est encore importante. Elle est également due, entre autre, aux effets des lois de décentralisation qui visaient à décentraliser les entreprises loin de la capitale. L'industrie occupe une place importante dans l'emploi, surtout dans les Régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes : 25 à 31% de la population active travaillait dans ce secteur en 1995. Et, dans ces trois Régions, ces emplois ont un indice de croissance supérieur à celui de la moyenne française alors que celui de l'Aquitaine lui est similaire. L'importance de l'industrie (par les effectifs salariés) est même supérieure à celle des activités marchandes dans cet espace car il repose sur  de nombreuses usines dans l'agro-alimentaire ou dans le secteur automobile ou encore ceux de l'aéronavale, de l'aéronautique qui, avec les usines de Bouguenais et de Saint - Nazaire, est le deuxième pôle français dans ce secteur après Toulouse. 
Les handicaps de la façade atlantique résident dans son éloignement du "coeur" de l'Union Européenne et de la dorsale européenne, par exemple, sur le plan des transports. 
Ce qui pourrait, à l'heure où l'on parle de plus en plus de l'importance de l'Europe, nuire à son développement" 
Bertrand J. 

"L'espace atlantique connaît, depuis quelques années, une véritable dynamique. En effet, les collectivités territoriales s'organisent afin d'intégrer cette région dans l'espace européen. La façade atlantique et, surtout, l'estuaire de la Loire, constituent un endroit stratégique pour les échanges mondiaux reliant l'Atlantique au reste de l'Europe. C'est dans cette perspective que des industries parisiennes ont été décentralisées vers cette région. On remarque aussi la reconversion du vieux tissu industriel concernant les industries de la pétrochimie et de mécanique. Cette reconversion est associée au développement d'activités industrielles telles que les chantiers navals et l'aéronautique qui prennent de plus en plus d'importance et rivalisent avec d'autres sites. La place de l'industrie dans l'espace atlantique est en pleine progression et tend à continuer à croître. En effet, 25 à 31 % de la population active est employée à l'industrie et ces effectifs ont un indice de croissance supérieur à 100 durant la période 1987-1996 (période au cours de laquelle la tendance moyenne en France est plutôt à la désindustrialisation : indice de 88). Le regroupement des différentes activités industrielles combiné à la place privilégiée de cette région, autant au niveau national qu'au niveau européen, suggère un développement futur de l'industrie. (...)
Marion H. 

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wpe10.jpg (825 octets) Études de documents en Terminale 

Les  produits manufacturés dans la géographie du commerce mondial

L'investissement international, vecteur de la mondialisation mais dans quelles conditions ?

Les États-Unis et le reste du continent américain : quelles dépendances ? 

wpe16.jpg (854 octets) Les  produits manufacturés dans la géographie du commerce mondial

Liste des documents (la plupart proposés dans le manuel des éditions Galée - cf. p. 53
1 - Pôles et flux des échanges commerciaux mondiaux (graphe du Magnard p. 55)
2 - Les investissements directs à l'étranger - stocks et flux cumulés (Galée p. 48)
3 - Anciennes et nouvelles puissances commerciales (Galée p. 45)
4 - La place des produits manufacturés dans les exportations de marchandises (Galée p. 47)

5 - Le commerce des composants électroniques (Galée p. 48)
6 - Part des exportations de produits manufacturés dans le commerce des PED (Galée p. 47)

Questions :
1 - Présentez les documents
2 - Sélectionnez, classez, confrontez et regroupez par thèmes les informations apportées par les documents et utiles au traitement du sujet.
3 - Rédigez de façon synthétique (300 mots environ) une réponse à la problématique définie par le sujet.

wpe17.jpg (854 octets)  Quelques notes et remarques diverses sur les sources des difficultés rencontrées.

Problèmes méthodologiques
- Distinguer la phase 1 du travail des phases suivantes en s'en tenant à la présentation des documents. Cette phase est en général, en géographie, moins lourde qu'en histoire. Il n'y a pas à trop s'attarder sur l'origine des sources si ce n'est pour les identifier clairement. Les documents sont, en général, récents, il n'y a donc pas à le préciser. Eviter toute paraphrase et tout délayage inutiles dans cette phase du travail.
- Ne pas oublier le sujet (les produits manufacturés …) en cours de route.
- Les intitulés de thèmes (phase 2) sont parfois obscurs, non signifiants ou sans rapport et inadaptés au sujet.


Problèmes de maîtrise de notions, sigles, vocabulaire
- Des confusions et amalgames entre des organisations sans rapport direct entre elles : par ex. OCDE, ONU, "triade" (qui n'est pas une organisation mais une expression), les marchés régionaux (UE, Mercosur, Alena …)
-
Maîtrise parfois approximative des notions relatives aux flux de capitaux - IDE (parfois confondus avec ceux des marchandises)

Problèmes relatifs à l'exploitation des documents : compréhension, identification des informations pertinentes .. .
- Doc. 2 : il s'agit de flux de capitaux (IDE), non de marchandises.
- Doc. 4 : bien noter qu'il s'agit de parts donc de croissance ou décroissance relatives.
- Doc. 5 : il ne portait que sur les machines et composants électroniques et non sur l'ensemble des produits manufacturés.
- Ne pas hésiter à faire quelques petits calculs simples (calculatrice interdite en Histoire Géographie au bac.) pour illustrer des informations pertinentes : cumul de données, proportionnalités par ex.
- Ne pas se laisser trop emporter par l'actualité trop récente par rapport aux documents : par ex., ici, la crise des pays émergents d'Asie dont les documents ne rendent pas compte car ils portent plutôt sur la période d'euphorie qui l'a précédée.
- D'une manière générale, les contenus des documents restent trop sous-exploités, sous-utilisés.

wpe17.jpg (854 octets)  Éléments de corrigé

1 - Présentation des documents.

>> Ils sont le plus souvent issus d'institutions internationales : le GATT (General Agreement on Tarifs and Trade) et l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) qui l'a remplacé en 1994 avec des compétences juridictionnelles étendues ; la CNUCED (Conf. des Nations Unies pour le Commerce et le Développement), organisation de l'ONU donc. D'autres documents proviennent de publications économiques. Ces documents sont récents mais tous antérieurs à la rétrocession de Hong-Kong (les "4 dragons") et à la récente crise des pays émergents d'Asie.
>> Les documents 1 et 2 proposent une représentation spatialisée (graphe et planisphère à projection de type polaire) des flux internationaux de marchandises et de capitaux. Le document 1 tient compte des échanges intra zone de marchandises ce qui amplifie la part de l'Europe occidentale (effets de la construction de l'U.E.) puisqu'il n'inclut pas les échanges commerciaux entre les Etats fédérés des E.U. mais seulement les échanges entre les pays de l'Alena. Le document 2 se distingue des autres documents de cette étude car il porte sur des flux de capitaux et non sur des questions commerciales. Ces flux d'IDE traduisent les investissements faits par ou reçus de l'étranger.
>> Les documents 1 et 3 (tableau de répartition) donnent une vision générale du commerce mondial et de son évolution.
>> Les documents 4 (tableau de répartition), 5 (texte) et 6 (courbe d'évolution) permettent de préciser la part et la nature des produits manufacturés dans le commerce mondial des marchandises, la place et le rôle des principaux producteurs, exportateurs ou importateurs.


2 - Analyse  thématique des informations
La présentation peut se faire sous forme d'un tableau.


Thème 1 - L'organisation générale du commerce mondial et son évolution


>> Doc. 1 - Le commerce mondial des marchandises est dominé par les pays dits de la "triade" (E.U - U.E. - Japon) et par les pays émergents d'Asie. Ils échangent principalement entre eux (flux croisés)
>> Doc. 2 - Ces flux commerciaux sont en partie le résultat des investissements des entreprises entraînées dans des processus de mondialisation (multi ou trans-nationalisations). On remarque que ces flux s'équilibrent plus ou moins pour les deux États du Nord de l'Amérique, pour l'U.E. mais qu'ils sont très dissymétriques dans d'autres cas : déficitaires pour le Japon, excédentaires pour le reste de l'Asie, pour l'Amérique latine par exemple.
>> Doc. 3 - La place des pays de la "triade" et des pays émergents d'Asie dans le commerce mondial est confirmée. Mais on constate que les positions relatives des premiers fléchissent au profit des seconds : parts cumulées de 44,7 % contre 1,9% en 1955 mais de 40,9% contre 13,1% en 1993.


Thème 2 - La place des produits manufacturés dans le commerce mondial


>> Doc. 2 - Les principaux flux d'IDE portent vraisemblablement sur des investissements dans les domaines industriels de la production manufacturée, base de la croissance des pays développés et émergents ces dernières décennies. Les activités manufacturières nécessitent à la fois : une main d'œuvre disponible et peu coûteuse pour les entreprises qui les emploient (pays émergents, NPIA) mais aussi des marchés de consommateurs (pays développés de la triade).
>> Doc. 4 - La part des produits manufacturés dans les échanges commerciaux mondiaux est passée de 48,5% à 71,9% entre 1955 et 1991 ce qui est considérable. Parallèlement celle des produits primaires diminuait de la même manière. C'est la traduction de l'évolution générale des échanges, de la localisation des producteurs et des consommateurs mais sans doute aussi de la détérioration des termes de l'échange au profit des produits manufacturés. La progression du poste "Moteurs, machines et matériels de transport" reflète le développement de ce type de marché (aviation civile, navires porte-conteneurs par exemple).
> Doc. 5 - Les machines et composants électroniques représentent une part croissante des échanges de produits manufacturés et donc du commerce mondial (17,8%).


Thème 3 - Les acteurs principaux du marché des produits manufacturés

>> Doc.1et 3 - Sachant qu'ils représentent presque les 3/4 du commerce mondial on constate que les principaux producteurs et consommateurs sont les pays de la triade et les NPIA. La part des premiers dans ces échanges a tendance à diminuer, celle des NPIA à croître.
>> Doc. 5 - Le commerce des machines et composants électroniques est animé principalement par l'Allemagne, le Japon et les E.U. ainsi que par les NPIA. Il est l'objet de batailles commerciales acharnées entre ces producteurs et exportateurs. Le Japon était, à l'époque de rédaction du document, excédentaire, les E.U. déficitaires.
>> Doc. 6 - Les PED occupent une part croissante dans les exportations de produits manufacturés (plus de la moitié en 1992). C'est le reflet des investissements des firmes multinationales à la recherche d'avantages comparatifs en matière de coûts de production (salaires) : cf. les pays accueillant des IDE dans le doc. 2.


3 - Synthèse (inspirée de travaux d'élèves)

    De nos jours, le commerce mondial est plus que jamais tourné vers les produits manufacturés (72% des exportations mondiales). Pourquoi, quels en sont les acteurs ?
    Depuis la Seconde guerre mondiale, la part du marché des produits primaires a diminué au profit des produits issus de l'industrie, ce qui traduit l'évolution des sociétés, de leurs modes de production et de consommation. Le marché des biens manufacturés s'est diversifié. De nouveaux types de production se sont développés : machines et matériels de transport (36,4% en 1991), machines et composants électroniques (17,8%) plus particulièrement.
    Si ce marché est avant tout contrôlé par les pays développés de la "triade", leur part a tendance à diminuer au profit de pays émergents tels que les NPIA (parts cumulées de 1,9% en 1955 contre 13,1% en 1993). Les pays développés sont tout à la fois producteurs, importateurs et exportateurs et procèdent, entre eux, à d'importants échanges croisés. Les firmes productrices de biens manufacturés, cherchant à réduire leurs coûts de production (main d'œuvre), se sont aussi multinationalisées en investissant dans de nouvelles usines localisées en Asie, en Amérique latine par exemple. Ainsi, au total, la part des PED dans les exportations de produits manufacturés est passée de 7% en 1950 à 54,5% en 1992 ce qui a largement contribué à favoriser les "miracles économiques" des pays émergents d'Asie.
    Le marché des produits manufacturés est donc le reflet de la mondialisation des échanges et des interdépendances croissantes qu'elle engendre. Il apparaît donc à la fois comme signe de richesse et de puissance des pays très développés (États-Unis - Canada, U.E., Japon) mais également comme un des facteurs essentiels du développement des pays émergents d'Asie ainsi que d'Amérique latine.

280 mots

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Dernière mise à jour : 15 février 2001

Page conçue et réalisée par S. Tabarly, professeur d'Histoire-Géographie à Rennes http://perso.wanadoo.fr/stabarly/   -  mail : prof.hg@caramail.com