wpe3.jpg (3029 octets)

La composition historique

Adapter expression, vocabulaire Comprendre et traiter le sujet
Des exemples de sujets de composition en première Des exemples de sujets de composition en terminale


wpe10.jpg (825 octets)  Adapter expression, vocabulaire

wpe16.jpg (854 octets)   A éviter :
- la répétition de "il y a" ou "je vois que" pour décrire, de "ensuite" pour suggérer la succession dans le temps ....
- l'emploi de verbes ou expressions verbales "fourre-tout"  trop systématiquement mobilisés : mettre en place, mettre au point, créer, installer ...

wpe16.jpg (854 octets)   Comment faire ?
- acquérir et maîtriser un vocabulaire de base en première et terminale ; mettre le bon mot au bon endroit.
- Voir la fiche d'auto-évaluation. Lecture de la presse, des manuels, ...
- manuel de première (Bréal) : p. 313 = "Des mots pour le dire"

wpe1.gif (9037 octets)

wpe10.jpg (825 octets)  Comprendre et traiter le sujet

wpe16.jpg (854 octets)  Rien que le sujet, tout le sujet. Quelques conseils d'organisation :
   Après la lecture attentive du sujet (cf. les conseils classiques donnés dans les manuels) il ne faut plus l'oublier ! ... Un conseil : l'écrire de manière bien visible sur une  feuille que l'on garde en vue devant ou à côté de soi et s'efforcer d'en relire l'intitulé régulièrement toutes les 10 ou 15 minutes.


wpe16.jpg (854 octets)  Du bon usage de la chronologie indicative d'accompagnement :

- Elle n'est ni exhaustive, ni impérative.
- Un conseil pour éviter de faire un simple commentaire (voire paraphrase) de chronologie : en prendre connaissance, retenir certaines indications et puis ... la cacher pour ne la consulter qu'en cas de besoin.
- Un écueil à éviter : ne parler que des idées, faits et événements qui figurent dans la chronologie ... alors que les grandes évolutions historiques, mutations, un bon nombre de réflexions ne sont pas précisément attachées à tel ou tel événement particulier. D'où des devoirs qui, dans ce cas, sont souvent jugés "énumératifs" ou dont la réflexion historique est jugée trop squelettique.

wpe16.jpg (854 octets)   De l'intérêt de rédiger à partir d'un plan clair, hiérarchisé :
- Éviter les redites, les hors-sujets, les oublis

- Faire preuve d'une démarche rigoureuse allant de l'essentiel au particulier, de l'idée générale à l'exemple.

 

retourentête.gif (1063 octets)

wpe1.gif (9037 octets)


wpe10.jpg (825 octets)  Des exemples de sujets de composition en première

La France de la IIIe République entre rassemblement et divisions
De l'autocratie tsariste au totalitarisme stalinien : les mutations d'un empire de 1850 à 1939


wpe16.jpg (854 octets)  La France de la IIIe République entre rassemblement et divisions

Éléments chronologiques :
1870 (sept) : proclamation de la République 1875 : lois constitutionnelles 1881-1882 : lois Ferry sur l’enseignement 1889 : crise boulangiste 1892 : scandale de Panama 1894 : attentats anarchistes 1898 : Publication de l’article de Zola “J’accuse” 1905 : loi de séparation des Eglises et de l’État 1906 : Courrières 1914 : Assassinat de Jean Jaurès et début de la première guerre mondiale. 1917 : Les socialistes de la SFIO quittent l’Union Sacrée et exigent la paix. 1920 (déc) : Congrès de Tours 1931 : Début de la crise économique en France 1933-34 : Affaire Stavisky et émeute du 6 février 1935 : Manifestation du “ Rassemblement populaire ” 1936 : Victoire électorale du Front Populaire 1937 : Démission du premier gouvernement Blum 1938 : Formation du gouvernement Daladier.

Quelques éléments d'aide, d'assistance :

Autour de questions principales, des idées à sélectionner, organiser, hiérarchiser, pour vous aider à construire votre démarche, votre plan. Ces indications ne sont pas limitatives.
- Quels sont les facteurs et les formes de stabilité, de consensus, de rassemblement ? Penser : à la longévité de la République ; aux grands moments de rassemblement national (Union sacrée, Rassemblement populaire) ; au rôle de forces politiques stabilisatrices et charnières (républicains, radicaux) ; aux principales valeurs qui vont peu à peu s’imposer
- Quels sont les facteurs et les formes d’instabilité, à quelles principales menaces la République a-t-elle dû faire face ? Penser : aux débuts incertains de la République ; aux grandes affaires et aux scandales qui en ont émaillé l’existence ; aux forces politiques antirépublicaines ; aux principaux clivages de la société française et à leurs effets politiques ; aux principaux sujets de division.

Corrigé : quelques "bonnes feuilles", extraits (ils peuvent être discontinus)
“Les valeurs et avancées sociales que la République a entraînées ne sont pas négligeables. Les lois constitutionnelles tout d’abord, garantissant la séparation des pouvoirs et la démocratie. Au début des années 1880 et dans le but de diffuser les valeurs républicaines à l’ensemble du peuple français, Jules Ferry fait adopter des lois sur l’enseignement et notamment l’enseignement obligatoire, encore en vigueur de nos jours. La République, alors, mettait entre les mains des “hussards noirs” la responsabilité d’unifier la nation. Les acquis du Front Populaire, aussi, obtinrent l’adhésion d’une majorité de français (…)
(...) Cependant cette union au sein de la République ne fut pas sans failles. Ainsi, on peut identifier des crises qui furent dangereuses pour le pouvoir en place. Tout d’abord, en 1983, le mouvement boulangiste rassembla les mécontents de toutes sortes contre la République. Monarchistes, nationalistes, revanchards et autres antiparlementaires tenteront, en vain, de mener Boulanger à la tête du pouvoir. L’affaire Dreyfus divisa également l’opinion publique manipulée par l’armée et la justice qui tentèrent d’accuser et de condamner le capitaine pour espionnage. Les revanchards, mécontents, nationalistes haineux et antisémites essuieront, là encore, un échec : l’accusé fut rejugé puis déclaré innocent. Ces affaires, ainsi que le scandale de Panama, discréditeront la République (… description rapide de l’affaire de Panama …). En 1983, la crise anarchiste aussi réveilla les sentiments antirépublicains avec l’attentat du Palais Bourbon qui visait évidemment les parlementaires. Sadi Carnot, Président de la République, fut assassiné”
Marion H.

“La stabilité de la France repose également sur le fait qu'elle possède un multipartisme et des partis charnières stabilisateurs et puissants, les républicains et les radicaux. Ceux-ci sont placés au Centre alors qu'aux extrêmes, les partis antirépublicains comme les communistes (ils sont favorables à la "dictature du prolétariat"), les anarchistes ou les bonapartistes, royalistes puis les ligues d'extrême-droite n'ont jamais été en mesure de constituer des majorités. Les républicains et les radicaux sont donc fréquemment présents dans les gouvernements de la IIIe République et en président les Conseils, d'où une certaine stabilité politique. Ils sont favorables à l'égalité des droits et des chances, aux libertés fondamentales, ce qui s'est traduit par l'adoption des lois Jules Ferry sur l'enseignement en 1881-82 qui organisent une école laïque et obligatoire.

(...) La IIIe République débute dans le sang, le sang des insurgés de la Commune écrasée par les armées républicaines et prusses à la fois. La République ne dut sa survie qu'à la "poigne de fer" de Thiers puis de Mac-Mahon ... mais à quel prix ? Elle fut ensuite secouée par de nombreuses crises. De 1889 à 1898 : la crise boulangiste, le scandale de Panama, la vague d'attentats anarchistes et l'affaire Dreyfus (... description ...). Les débats autour de la loi de séparation de l'église et de l'État contribuèrent aussi à diviser l'opinion et les forces politiques. Les tensions, crises résultent aussi des divisions sociales : au début du siècle éclatent des incidents entre ouvriers et forces de l'ordre, gouvernement (autour de la catastrophe de Courrières par exemple). En France, encore majoritairement rurale, les ouvriers prennent de plus en plus d'importance. Les idées marxistes, de l'Internationale ouvrière se propagent, se développent dans les partis de gauche, d'extrême gauche. Les luttes avec les classes sociales dominantes (les "cent familles", le "mur d'argent") s'intensifient. (...)
Anthony M.

"Tout d'abord nous remarquons que des concessions sont réalisées en vue de l'intérêt général. Ainsi A. Thiers qui appartient à la droite conservatrice et qui a notamment commandé la répression contre les Communards accepte finalement l'idée républicaine : la République peut donc se faire. Sa position traduit un phénomène plus large : l'acceptation progressive par une majorité de français de la République. Plusieurs éléments le symbolisent. D'une part, la IIIe République est organisée autour d'institutions solides et les différentes forces politiques parviennent à s'unir dans certains cas. Une séparation nette du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif est visible conférant à cette République des caractéristiques démocratiques. Le système politique est défini clairement. On observe un consensus des hommes politiques qui, dans certains cas, au delà de leurs clivages, s'unissent. (... suivent les références à l'Union Sacrée et au Rassemblent populaire après les émeutes de 1934 ...) (...)
(...) Enfin, la société française est également divisée. Ainsi, parmi les premières grandes mesures de la IIIe République nous notons en 1905 la séparation de l'église et de l'État. Cette séparation ne se fait pas sans heurts puisque lors des inventaires (surtout dans les régions paysannes) les populations des paroisses s'ameutent et s'opposent aux forces de l'ordre. Cette situation est révélatrice d'une fracture entre la France traditionnelle et la France plus moderne. Tous ces types de mécontentements peuvent engendrer des situations conflictuelles."
Kaéna H.

"Les forces antirépublicaines, comme celles qui s'étaient regroupées autour du général Boulanger, ont toujours existé et rassemblé les mécontents du régime. Cependant elles étaient trop divisées et hétérogènes pour pouvoir mettre en péril la IIIe République."
Solenn R.


Prolongements, remédiations :

- Reprendre les rédactions de la conclusion et de l'introduction
- Reconstitution d'un plan détaillé à partir du corrigé fait en cours et des extraits proposés ci-dessus.

 

retourentête.gif (1063 octets)

wpe1.gif (9037 octets)

wpe16.jpg (854 octets)  Les États-Unis et l'Europe - 1914 - 1920

Chronologie indicative :

1865 à 1914 :
Les État Unis ont accueilli 23 millions d’immigrants - 1912 : Élection de Thomas W. Wilson, démocrate, à la présidence des États Unis - 1914 : Ouverture du canal de Panama. Les États Unis produisent alors 36% de la production industrielle mondiale - 1915 (mai) : Torpillage du " Lusitania " - 1917 (avril) : Le Président Wilson obtient du Congrès l’entrée en guerre des États Unis contre l’Allemagne - 1918 (janvier) : Message au Congrès dit des " quatorze points " - 1919 (juin) : Signature du traité de Versailles - 1920 (janvier) : Fin du dernier mandat du Président Wilson - 1920 (mars) : Le Congrès américain, devenu républicain et isolationniste, refuse de ratifier le traité de Versailles et le pacte de la SDN qui lui est associé.

Éléments en vue d'une rédaction intégrale de la composition :

Introduction :
- Evocation de la nature des liens des États - Unis avec l'Europe avant 1914 (mouvements migratoires, guerre d'indépendance ...) : les liens culturels et économiques sont nombreux.
- D'où la problématique : face à la guerre qui se généralise en Europe, les États - Unis vont-ils rompre avec leur isolationnisme politique, vont-ils s'inscrire davantage dans l'espace mondial en intervenant dans les affaires européennes ?
- Annonce du plan.


1 - Les E.U. adoptent d'abord une attitude attentiste, neutre.

1.1 - Une attitude plutôt isolationniste :
-
priorité aux affaires américaines ("doctrine de Monroe" : l'Amérique aux américains = priorité aux intérêts américaines dans la politique étrangère des E.U. et désengagement à l'égard des affaires européennes).
- une opinion publique, un Congrès majoritairement opposés à un engagement en Europe.
1.2 - La poursuite des relations économiques

- Considérées comme essentielles dans un pays libre-échangiste.
1.3 - L'évolution du conflit va rendre impossible le maintien de ces positions :
- la liberté du commerce maritime est menacée (coulage du Lusitania, effets du blocus).
- le Président Wilson, démocrate, est convaincu de la nécessité d'un engagement.

2 - L'engagement dans le conflit : un rôle déterminant.
2.1 - Situations stratégiques militaires de 1917 - 1918 : le rôle de l'armée américaine.
2.2 - Un rôle également déterminant dans l'issue politique de la guerre :
- les "14 points"
- leur application : SDN etc...


3 - Les relations des E.U. et de l'Europe aux lendemains immédiats de la guerre : interdépendances renforcées ou désengagement ?
3.1 - Des interdépendances économiques renforcées : les États Unis bénéficient de la guerre ; une Europe affaiblie et dépendante.

3.2 - Mais les E.U. renouent avec l'isolationnisme
:

- le Congrès ne ratifie pas le traité d'adhésion à la SDN qui s'en trouve affaiblie.
- le wilsonisme est abandonné par les successeurs du Président.

Conclusion : Pour la première fois, les États Unis se sont engagés dans un conflit en Europe et ils ont fortement pesé sur son issue. Pourront-ils durablement ignorer les conséquences des choix imposés par le traité de Versailles ? Leur rôle croissant dans l'économie mondiale  les obligera-t-il  à s'engager davantage ?

retourentête.gif (1063 octets)

wpe1.gif (9037 octets)

wpe16.jpg (854 octets)  Les mutations européennes - 1913 - 1920

- 1912-13 : Guerres balkaniques
- 1914 : Début de la Grande Guerre
- 1917 : Révolutions russes
- 1918 : Traité de paix séparé de la Russie (Brest-Litovsk) en mars. Armistice en novembre
- 1919-20 : les traités (dont celui de Versailles)

Proposition de plans - Variante 1- détaillée

Introduction - Problématique: Au début du siècle, au cœur de la " Belle Époque ", l’Europe semble dominer le monde sans partage. En quoi la guerre, qui va déchirer le continent, va-t-elle durablement l’affaiblir ? Quelles mutations le "vieux continent" va-t-il ainsi subir ?

1 - 1913 : Les puissances européennes dominent le monde.
1.1 - De grands empires dont l’autorité s’impose sur le continent et au delà
1.2 - Domination économique : l’Europe au centre des flux de marchandises et de capitaux.

2 - Les conséquences politiques et diplomatiques de la guerre : écroulement des empires et balkanisation
2.1 - L’essor de l’idéologie marxiste et de l’Internationale : ses effets géopolitiques (la révolution spartakiste)
2.2 - Le wilsonisme impose le " droit des peuples à disposer d’eux-mêmes " : c’est la fin des empires continentaux et l’apparition de nouveaux États.
2.3 - D’où une victoire, apparente et provisoire, de la démocratie sur l’autocratie.

3 - Les effets économiques et sociaux de la " Grande guerre ".
3.1 - Affaiblissement durable des économies européennes
Effondrement du potentiel productif / Endettement / L’inflation et ses conséquences sociales.

3.2 - L’affaiblissement démographique
3.3 - Un déclin économique durable au profit des économies en essor d’Asie et d’Amérique.
Conclusion :
A l’issue de ces années de conflit, l’Europe est durablement meurtrie et doute d’elle-même. Son affaiblissement économique et diplomatique est patent. Les cicatrices laissées par la " Grande Guerre " ne se refermeront pas vraiment et l’Europe ne retrouvera plus jamais ses positions économiques et impériales du début du siècle.

Variante 2 (d'après copies d'élèves) :
1 - La situation de l'Europe avant la guerre
1.1 - du point de vue socio-économique
1.2 - du point de vue diplomatique, territorial
2 - La situation de l'Europe à la suite de la "Grande guerre"
2.1- du point de vue socio-économique
2.2 - du point de vue diplomatique, territorial

Variante 3 (d'après copies d'élèves) :
1 - Mutations politiques, diplomatiques
2 - Mutations territoriales, frontalières
3 - Mutations économiques

Commentaires, principales difficultés rencontrées
- Mauvais centrage du sujet. Dérives sur des sujets différents ou restrictifs : "La Première guerre mondiale" (influence de la chronologie qui n'est pourtant qu'indicative) ou "La question des nationalités en Europe" ou "Les transformations territoriales de l'Europe"
- D'où des dérives hors-sujets : le détail des combats, les fronts de la Grande Guerre ; les questions non européennes par exemple.
- La conclusion ne doit pas servir à évoquer tout ce que l'on a oublié précédemment !


retourentête.gif (1063 octets)

wpe1.gif (9037 octets)

wpe16.jpg (854 octets)   De l'autocratie tsariste au totalitarisme stalinien : les mutations d'un empire de 1850 à 1939

Chronologie indicative : 1861 : Abolition du servage - 1889 : Fondation de la IIème Internationale - 1905 : Guerre russo-japonaise - Établissement d'une assemblée législative, la Douma - 1917, 3 mars : abdication du tsar - 1917, 26 octobre : décrets sur la paix, sur la terre - 1918, 23 mars : signature de la paix de Brest-Litovsk - 1919 : Création de la IIIème Internationale, du Komintern - 1921 : Soulèvement de Cronstadt - 1924 : Mort de Lénine - 1929 : Staline décrète la "collectivisation totale, tout de suite" - 1934 : Création du NKVD (Commissariat du peuple à l'intérieur) - 1935 : Début du stakhanovisme - 1936 à 38 : Procès de Moscou

Proposition de plan :

1 - D'un régime autocratique autoritaire à un régime totalitaire


1.1 - Le tsarisme : un régime aux abois malgré ses timides tentatives de réforme
L'absence d'apprentissage de la démocratie
1.2 - Le rêve révolutionnaire de "dictature du prolétariat" dans un pays sans prolétariat ouvrier important.
1.3 - L'évolution totalitaire du régime

2 - La transformation d'une économie à dominante rurale, paysanne, en une puissance industrielle

2.1 - Débuts timides et limités d'une modernisation sous la tsarisme mais absence d'une classe bourgeoise influente et de faibles capacités d'investissement national.
2.2 - Sous Lénine : le communisme = "les soviets + l'électricité" : des efforts de modernisation, la NEP
2.3 - A partir des débuts de la planification, l'industrialisation à marche forcée sous Staline, au prix de la soumission paysanne.

3 - De l'Empire des tsars au "socialisme dans un seul pays"


3.1 - L'effondrement territorial : conséquences de l'affaiblissement du régime tsariste (de 1905 à 1917).
3.2 - Le rêve sans lendemains d'une propagation internationale du mouvement révolutionnaire
3.3 - Le repli territorial compensé par la coordination internationale des "partis frères" : la IIIe Internationale, le Komintern, étroitement contrôlés par Moscou.

retourentête.gif (1063 octets)

wpe1.gif (9037 octets)

 

wpe10.jpg (825 octets)  Des exemples de sujets de composition en Terminale

wpe16.jpg (854 octets)  L'URSS et le reste du monde : stratégies, alliances, conflits (1945 - 1991)

L'intitulé ne constitue pas une proposition de plan. Chronologie indicative :

1945 - 49

Satellisation des pays d'Europe centrale et première crise de Berlin

1950-53

Guerre de Corée

1955

Création du pacte de Varsovie incluant la RDA

1956

XXème Congrès du PCUS. Intervention soviétique à Budapest.

1960

Rupture des relations Chine - Urss

1961-62

Érection du mur de Berlin. Crise de Cuba

1968

"Printemps de Prague". Brejnev affirme la "souveraineté limitée" des démocraties populaires.

1972

Accords SALT1

1975

Les Nord Vietnamiens entrent à Saïgon. Les khmers rouges prennent Phnom Penh

1975

Accords d'Helsinki à l'issue de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe.

1977

Début de l'installation de missiles SS20 dans les démocraties populaires

1979

Intervention de l'Armée Rouge en Afghanistan

1985

M. Gorbatchev accède au pouvoir

1989

Rencontre entre G. Bush et M. Gorbatchev à Malte. Ouverture du "mur de Berlin"

1991

Dissolution du Pacte de Varsovie

La composition ne doit en aucun cas être un simple commentaire de cette chronologie qui n'est ni exhaustive, ni impérative.

Corrigé d'après copie d'élève - Extraits, développements partiels.

" (...) Auparavant isolée diplomatiquement, l'URSS jouit aux lendemains de la seconde guerre mondiale d'un prestige certain. Les divergences idéologiques entre E.U. et URSS, occultées pendant la guerre, aboutissent à la constitution de deux blocs radicalement opposés. Staline va alors utiliser son prestige pour organiser un système d'alliances en Europe de l'Est et en Asie dans un contexte de "guerre froide" avec les États-Unis. Comment l'influence soviétique dans le monde a-t-elle évoluée ?
(...)
1) L'influence internationale de l'URSS
En 1945 l'URSS bénéficie d'un grand prestige tout particulièrement dans les pays d'Europe de l'Est que l'Armée Rouge a libérés.
Dès 1947 la "doctrine Jdanov" répond à la "doctrine Truman" et conduit les soviétiques à refuser les aides du plan Marshall. C'est la rupture entre les deux camps. Diverses structures vont permettre aux soviétiques d'organiser le leur : le Kominform  qui coordonne l'action des partis communistes pro-soviétiques ; le CAEM (Comecon) qui organise les relations économiques ; et, en 1955, le pacte de Varsovie et l'OTV   dans les domaines diplomatiques et militaires.
L'influence soviétique va donc s'imposer d'abord en Europe centrale et orientale : l'Armée Rouge y stationne et Moscou y pratique la "tactique du salami" éliminant ainsi tous les opposants aux partis communistes locaux. Le processus de "satellisation" des démocraties populaires se fait dans l'irrespect des engagements de Yalta et dans une ambiance d'intimidation et de coups de force : Prague en 1948, blocus de Berlin en 1948.
Ailleurs dans le monde, l'influence soviétique progresse également, souvent à la faveur de conflits armés et en profitant des revendications indépendantistes, nationalistes, anti-impérialistes : dès 1949 les communistes chinois prennent le pouvoir et s'alignent sur Moscou. Puis ce sera en Corée, au Vietnam, en Égypte, à Cuba, ...

2) Le rôle de l'URSS pendant la guerre froide
- Rôle de l'URSS au sein de l'ONU (conseil de sécurité)
- Description, évocation rapide des grandes crises internationales impliquant l'URSS.
- L'engagement dans la "coexistence pacifique" : causes ("DMA", XXème Congrès), résultats
- La "guerre fraîche" et la "stratégie oblique" des années 70 - 80

3) L'implosion du bloc et du système : un monde désemparé
- Rupture avec la Yougoslavie (1948), la Chine (1960).
- Autres contestations : Berlin 1953, Budapest 1956, Prague 1968, Pologne ..
- La stagnation économique et technologique face au défi reaganien
- L'enlisement en Afghanistan
- Gorbatchev précipite l'écroulement du système en tentant de le transformer.

Principales difficultés :

- Un sujet assez vaste nécessitant des emprunts dans différentes phases du cours (modèle communiste et organisation du bloc, guerres froide et "fraîche", ...)
- Mais il était nécessaire d'éviter des dérives hors-sujet sur des thèmes tout à fait consacrés à la "guerre froide" ou  à la question du "modèle communiste soviétique" par exemple. Il fallait se placer résolument du point de vue de l'URSS.
- Il fallait aussi éviter une approche trop descriptive, événementielle négligeant l'analyse historique. Le traitement du sujet ne nécessitait pas un récit détaillé des grandes crises de la guerre froide. Certaines références, allusions suffisaient.
- Certaines difficultés de compréhension provoquent des maladresses d'expression. Entre autre, la confusion des niveaux d'échelle et donc de souveraineté. Rappel :

URSS

Un fédéralisme factice (15 "républiques" dont la Russie).
Mais en fait, au cœur du bloc, du système, le centre ("Moscou" : le Kominform, le KGB, le PCUS, ...) impose la ligne de conduite aux "partis frères" (partis communistes du monde non communiste) et aux pays du bloc dont la "souveraineté est  limitée".

États du bloc

Pays sous l'autorité, l'influence directe de Moscou du point de vue de leurs grands choix idéologiques, politiques (intérieure et extérieure), économiques. Leur souveraineté est donc "limitée" (expression de la période brejnévienne).
Ce sont : les démocraties populaires (satellisations : 1945-50), la Chine avant 1959, la RDVN, Cuba, la Corée du Nord ...

Autres alliances

Au gré des événements, signature de traités d'alliance et de coopération (de durée et ampleur variable) avec des pays du Tiers-Monde plus ou moins récemment décolonisés : Egypte, Algérie, Somalie, Yemen, Nicaragua, Inde (1971) ...

Pays se référant au socialisme marxiste mais non-alignés sur Moscou

La Yougoslavie sous l'impulsion de Tito, la Chine maoïste après 1959 qui sera imitée par  l'Albanie d'Enver Hodja.


En conséquence, deux phases principales dans l'implosion du système (1989 - 1991) :
- l'entière souveraineté retrouvée des pays du bloc (par ex. les PECO) qui, dans l'ensemble,  font désormais le choix de la démocratie et du libéralisme.
- l'éclatement de l'URSS

wpe16.jpg (854 octets)  La France depuis 1945 : quelques exemples de sujets envisageables ou proposés au baccalauréat (compositions ou études de documents)

- Bilan de la IVème République : faiblesses, échecs et aspects positifs
- L’action politique du général de Gaulle de 1946 à 1969
- Charles de Gaulle dans la vie politique de la France (1940-1969)
- Les présidents de la République en France depuis 1947 : les hommes et la fonction
- Le président de la République et le fonctionnement des institutions de la Ve République.
- L’exercice du pouvoir sous la Vème République La France de 1958 à 1974 : aspects politiques, économiques et sociaux, politique étrangère.
- La France face à la décolonisation de 1945 à 1962
- La décolonisation de l’Empire français
- La France, puissance européenne et mondiale ; les grandes orientations de la politique extérieure française de 1945 à nos jours.
- La France et la construction européenne des lendemains de la Seconde Guerre mondiale à nos jours.
- La politique extérieure de la puissance française de 1945 à nos jours.
- Les mutations de la société française depuis 1945

Sur ce thème, des pages de l'Internet à visiter :

Sur le site du CRDP (centre de recherche et documentation pédagogiques) de Reims, le dossier très complet proposé par J.P Husson : http://crdp.ac-reims.fr/cinquieme/ et tout particulièrement ces pages de sujets de type baccalauréat :
http://crdp.ac-reims.fr/cinquieme/sommairebac.htm


retourentête.gif (1063 octets)

Dernière mise à jour : 1-05-2001

Page conçue et réalisée par S. Tabarly, professeur d'Histoire-Géographie à Rennes http://perso.wanadoo.fr/stabarly/  
mail : prof.hg@caramail.com